Babel, film remuant
Les scènes s’enchaînent, le rythme changeant, les sons, les lumières et les thèmes évoqués envahissent les sens pendant que le réalisateur mexicain expérimenté (Amours chiennes, 21 grammes) nous transporte à divers endroits de la planète, du Maroc au Japon en passant par les Etats-Unis et le Mexique et à différents moments d’une même histoire.
Alejandro Gonzalez Iñarritu a choisi de montrer des réalités brutes, troublantes et de les entrecroiser comme pour mieux dérouter le spectateur. Ce film nous amène à ressentir des sensations étranges, de gêne, de tension, de peur, d’effroi, de curiosité ou d’admiration devant les énormes contrastes - devant aussi la force, voire la brutalité – qui se dégagent des paysages, des civilisations, des situations.
Le casting transnational mêle des acteurs connus à d’autres qui le sont moins dans nos contrées (les états-uniens Brad Pitt et Cate Blanchett, le mexicain Gael Garcia Bernal, le japonais Koji Yakusho, l’actrice mexicaine Adriana Barraza, ainsi qu’une poignée de jeunes acteurs) incarnant parfaitement leurs rôles. Tout concourt donc à faire de ce film une œuvre marquante.
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