El camino de San Diego
Son Dieu : San Diego Armando Maradona, le numéro 10.
Un jour de pluie intense, Tati a une vision. Il tombe nez à nez avec une racine d’arbre qui ressemble, à ses yeux, à la figure de son idole. Peu après, il apprend que ce dernier a été interné à l’hôpital suite à des problèmes de santé. Son émotion est telle qu’il décide de se rendre à Buenos Aires, à plus d’un millier de kilomètres de son village pour apporter à Diego la racine à son effigie.
C'est là que démarre un long voyage sur les routes argentines. Les rencontres, les paysages, les petits animaux sauvages, les anecdotes sympathiques, touchantes ou symptomatiques de la situation sociale et économique argentine sont habilement glissées par le réalisateur de ce film, Carlos Sorin.
On retrouve les talents et choix artistiques qu’il avait exprimés dans ses précédents longs métrages, Bombon el perro et Historias minimas : le goût pour les plans originaux, la simplicité, l’innocence des personnages, le voyage vers l’inconnu. Malgré un désir inassouvi pour une plus grande diversité musicale, la sensation d’évasion et la fascination esthétique se sont chargées de m'envoûter.
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