El Custodio, le garde du corps
Ruben, étranger à lui-même, ce Meursault argentin, a quelque chose de cet « étranger » décrit par l’écrivain français Albert Camus. Cet homme toujours dans l’ombre de son patron, traînant sa misère personnelle, lui, l’humilié, le raté au talent refoulé. Un argentin du peuple qui, comme le personnage de Camus, semble figé, n’exprimant aucune émotion.
Comme dans l’univers de Camus, la mer jouera un rôle décisif dans l’histoire du héros, son passage à l’acte. N’est-elle pas le révélateur de la non vie ? Celle qui enfin a le pouvoir d’apaiser. Le jeu des caméras, la qualité de la photo m’ont touchée. J’ai bien conscience de la subjectivité de cette critique, mais sincèrement, ce film vaut la peine d’être vu.
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